Syndicat des Eaux : l’eau, enjeu d’avenir en Île-de-France

Syndicat des Eaux : l’eau, enjeu d’avenir en Île-de-France

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Dans le contexte actuel incertain de réorganisation de l’Île-de-France et des perspectives de nouvelles évolutions de la Métropole du Grand Paris, le Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) fait valoir sa vision prospective en intensifiant le rythme de ses investissements, de l’ordre de 130 à 150 millions d’euros par an, tout en diminuant le prix de l’eau et en maîtrisant son endettement.

 

Créé en 1923 sur le principe de mutualisation, le SEDIF assure l’alimentation quotidienne de 4,6 millions d’usagers, desservant 150 communes, dont Issy-les-Moulineaux, réparties sur 7 départements d’Île-de-France, hors Paris. Ses 4 usines reliées entre elles par sécurité (Choisy-le-Roi, Méry-sur-Oise, Neuilly-sur-Marne et Arvigny) peuvent ensemble assurer un débit journalier de plus d’1,5 million de m3 d’eau, ce qui en fait le plus grand service public d’eau en France et l’un des tout premiers en Europe.

Après une baisse continue depuis plus de 20 ans, les consommations d’eau potable semblent se stabiliser. Cependant, les événements comme les canicules et les crues, comme celle de janvier dernier, imposent de faire face à des pics de consommations marqués ou de renforcer encore la résilience du service de l’eau. Il faut aussi garantir en tout temps une qualité de l’eau sûre et irréprochable.

 

Un service public de l’eau à l’échelle régionale

 

La nécessité de consolider un grand service public de l’eau à l’échelle régionale, solidaire et structurant se fait de plus en plus impérieuse. La compétence “eau“ ne peut plus être exercée isolément par les Établissements publics territoriaux (EPT) car l’accès à la ressource en Île-de-France ne peut être que collectif. C’est d’ailleurs la recommandation de la Cour des comptes dans son rapport annuel publié le 7 février dernier, qui préconise une métropolisation de la gestion de l’eau en Île-de-France, comme pour les autres métropoles françaises.

Face aux enjeux économiques et de développement durable, la Cour privilégie le choix de la cohérence, de la mutualisation et de la rationalité, afin de créer les conditions de la distribution d’une eau de qualité, au meilleur prix, à tous les usagers.

Cela rejoint la vision du SEDIF, qui souhaite représenter dans ce contexte un véritable îlot de stabilité pour ses communes adhérentes. Son ambition aujourd’hui est de mutualiser encore plus les fonctions relevant de l’intérêt collectif et de rationaliser ses investissements, en coopérant avec les autorités organisatrices existantes, tout en conservant une gouvernance adaptée à une gestion de proximité de la relation usagers et de la distribution.

 

La création d’un « Ring de l’eau »

 

Pour être efficace, le SEDIF propose de consolider un véritable « Ring de l’eau » autour du Grand Paris, à l’image du réseau de transport en commun en cours de réalisation.

Il s’agit de relier entre elles, dans une approche réellement collective, en ne construisant que les chaînons manquants, toutes les usines de production d’eau potable en Ile-de-France.

Un projet à combiner nécessairement avec un retour sous gouvernance publique des usines privées de production, qui alimentent aujourd’hui près de 3 millions d’habitants en grande couronne, et représentent un frein potentiel à la prise en compte du seul intérêt général pour l’avenir de l’eau potable en Ile-de-France.

D’ores et déjà, le SEDIF avec les autres autorités organisatrices que sont la Ville de Paris, le SEPG (Syndicat des Eaux de la Presqu’île de Gennevilliers) et le SMGSEVESC (Syndicat Mixte pour la Gestion du Service des Eaux de Versailles et Saint-Cloud) ont décidé de mener ensemble une réflexion et un diagnostic pour identifier puis, le cas échéant, mettre en œuvre les éventuelles actions collectives afin d’améliorer la sécurité du service public et préparer de manière concertée aux conséquences du réchauffement climatique.

 

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