Pour une union autour de la transition écologique

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Certains rêvent de décroissance. D’autres de croissance soutenable. Enfin, nombreux encore sont ceux qui pensent que nous pouvons continuer à nous développer comme auparavant et qu’il suffit simplement de nous en donner les moyens. Avant toute chose, je pense que nous tous, élus, citoyens, devrions d’abord nous entendre sur le type de croissance dont nous rêvons tous.

En effet, comment ne pas être frappé par les objectifs différents et le consensus… sur l’absence de consensus ! La transition énergétique, ou écologique, doit avant tout prendre vie territorialement afin d’impliquer les citoyens.

Je crois qu’il est indispensable de « fixer le cap » et je propose volontiers une idée forte : celle d’un développement enfin et réellement humain, c’est-à-dire un développement à la fois économique, social et environnemental fort.

Aujourd’hui, la comptabilité du développement économique et social est non seulement possible, mais s’impose à tous. Exception faite des écolo-septiques, heureusement de plus en plus minoritaires, nous voyons bien que le développement de l’économie verte est un concept accepté par tous. Voilà au moins un point qui fait consensus !

L’écologie doit être un projet d’avenir. L’inscription territoriale permet de passer à un niveau pertinent de concrétisation des orientations du développement durable : pensons et agissons global ! Pour rappel, le développement durable poursuit cinq finalités : la lutte contre le changement climatique et la protection de l’atmosphère ; la préservation de la biodiversité et la protection des milieux et ressources ; le développement de modes de production et de consommation responsables ; l’épanouissement humain et enfin, l’emploi et la solidarité entre les territoires et les générations.

Pour y parvenir, pourquoi ne pas orienter l’économie vers la sobriété et l’efficacité énergétique, mais aussi vers la valorisation de la traçabilité des produits et services, vers la précaution et la prévention dans l’accompagnement des évolutions technologiques pour en limiter les impacts sanitaires et environnementaux.

Cette voie d’une croissance soutenable nous offrirait les meilleures garanties face à la réfaction annoncée des matières premières et aux tensions inévitables qui en résulteront. Elle est créatrice d’emplois et de compétitivité pour nos territoires.

Opposer le développement durable et la croissance économique est une erreur. Il s’agit au contraire d’une formidable opportunité de redémarrage de l’activité en France, encore faut-il voir dans la « croissance verte » la transition écologique de l’économie tout entière et non pas un secteur restreint d’activités.

Osons réaliser l’union de toutes les forces politiques républicaines, évitons de renationaliser les politiques énergétiques et réfléchissons enfin au niveau européen ! Le « réflexe environnement » n’est pas naturel : il ne s’agit pas de se mettre en colère mais sur la bonne voie !

André SANTINI
Ancien ministre
Député-maire d’Issy-les-Moulineaux
Président du MNEL

 

Éditorial extrait d’Élu local magazine (Mars 2014)

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